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C'est après un accident de l'histoire, bal tragique dont l'empereur Napoléon Ier s'est échappé de justesse, que le prestigieux service d'incendie de Paris, tel que nous le connaissons aujourd'hui, a vu le jour de sa naissance. L'insuffisance du système de sécurité de l'époque, mise en évidence dans le procès-verbal élaboré après cette tragédie, a convaincu Napoléon 1er de réorganiser et de professionnaliser la lutte contre les incendies à Paris. Par décret impérial du 18 septembre 1811, il confie cette mission à un organisme militaire, les sapeurs-pompiers de Paris. En cette ère de guerre, en effet, seul le modèle militaire constituait une garantie d'efficacité, d'où la décision de l'empereur de militariser le premier service d'incendie professionnel en France, et peut-être même dans le monde.

La brigade

1 mars 1967 les sapeurs-pompiers de Paris.

La montée du pompier de la mégalopole

À la fin de la guerre, le régiment, qui a dû reprendre les pompiers dans de nombreuses communes de banlieue, a de nouveau doublé son secteur d'intervention. Dans le domaine de l'assistance aux victimes, les choses ont de nouveau changé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après cinq ans de conflit, les pompiers ont développé de nouvelles techniques de réanimation, notamment pour les personnes ensevelies par les bombardements. En 1964, la région parisienne est réorganisée. Le département de Seine et Oise est divisé en six départements: Hauts de Seine, Seine Saint Denis, Val de Marne, Val d’Oise, Essonne et Yvelines.

Le 1er mars 1967, le régiment devient les pompiers. Il assure la défense contre l'incendie de Paris et des trois départements de la Petite Couronne le 1er janvier 1968. Les organes municipaux sont dissous, mais certains pompiers civils se voient offrir la possibilité de continuer à servir dans les centres de secours suburbains, tels que Pompiers volontaires. Le colonel Casso qui dirige le régiment est promu général. Une nouvelle structure est en cours de création pour assurer la défense contre les incendies internes et extra-muros. Au total, vingt-quatre entreprises gèrent près de quatre-vingt centres de secours regroupés en trois groupes de pompiers (1972).

Les années 1970 ont marqué le début de l'ère moderne du centre de sauvetage. En 1973, l'îlot Masséna, qui abrite le siège du deuxième groupe de pompiers, les services administratifs et la deuxième entreprise, est devenu la plus grande caserne de pompiers d'Europe. En matière d'assistance aux victimes, des progrès considérables ont été réalisés depuis 1965. La médicalisation du front, voulue par les médecins militaires, est redevenue réalité avec la création de la première ambulance de réanimation moderne, réalisée sous l'impulsion d'un petit groupe de pratiquants, dont des médecins des pompiers de Paris. Sa mise en service est effective depuis le 7 novembre 1967, grâce à l'initiative du médecin général Robert, médecin-chef des nouveaux pompiers. Trois ans plus tard, cinquante ans après l'expérience du Dr Cot, et après avoir constaté la pertinence de cet appareil et l'efficacité des moyens médicaux qui agissent en amont de l'hôpital, le ministère de la Santé a créé le SAMU. De nombreux progrès ont été réalisés au cours des années suivantes, en termes d'équipement, de formation et de procédures. La Brigade a mis en œuvre le Plan rouge, qui n'est que la traduction «de sécurité civile» de la manœuvre militaire du personnel militaire en cas d'afflux massif de blessés, en 1978.

Le grand changement des années XNUMX.
Les années 1980 sont venues avec un nouvel ensemble de changements: la sécurité et la technologie étaient à l'ordre du jour. Résultat logique du développement de l'aide aux victimes, la police d'urgence a été dissoute en 1985 et les pompiers de Paris sont devenus les premiers acteurs des soins d'urgence sur la plaque parisienne.
Un casque révolutionnaire est à l'étude avec la société Gallet. Des tissus de haute technologie font leur apparition et remplacent le cuir dans les vêtements d'intervention, qui n'a guère changé depuis le début du siècle. Une nouvelle génération de véhicules polyvalents semble faire face à la croissance brutale du nombre d'opérations enregistrées entre 1980 et 1995.
En quinze ans, le nombre d'interventions a quadruplé, atteignant plus de 400,000 XNUMX, sans changer la taille de la Brigade. De nombreux centres de sauvetage suburbains sont en cours de construction pour remplacer un parc délabré et mal adapté hérité de l'après-guerre.
Aujourd'hui, à Paris et sa petite couronne, 8.700 XNUMX officiers, sous-officiers, officiers et sapeurs opèrent cette grande unité militaire mise à l'emploi sous l'autorité du préfet de police, pour une mission de sécurité civile.
Après avoir traversé de nombreuses crises internes (révolutions ou insurrections), les pompiers de Paris ont également apporté la preuve que leur organisation militaire, qui suppose un mode de fonctionnement autonome, est aussi celle qui garantit le mieux la continuité du service public en période de crise. ou exceptions.
A ce titre, la Brigade dispose toujours de ses propres services administratifs ou techniques pour l'étude, la réparation et la gestion de son parc de matériels et équipements, ainsi que d'un service de santé dimensionné pour les interventions médicales, d'un service de formation aux premiers secours et de consultation médicale.
Le 1990e siècle promet d'apporter de nombreux changements. L'abolition du service militaire obligatoire à la fin des années XNUMX a accéléré le processus de professionnalisation et l'intégration des femmes pompiers.

Depuis 2000, et après une action vigoureuse du commandement et de sa supervision, la Brigade s'est engagée dans un processus connu sous le nom de "plans de modernisation", qui lui a permis dans un premier temps de rattraper certains retards, notamment sur les questions de demande et de calendrier. puis, à partir de 2007, entrer dans le XXIe siècle en réalisant une nouvelle métamorphose qui porte le nombre de groupes opérationnels de cinq à six.
Créé à l'été 2011, le Groupe de soutien et de sauvetage (GAS) comprend des unités élémentaires conçues pour fournir un soutien opérationnel dans un certain nombre de domaines spécialisés, ou au profit d'organisations spécifiques. Deux nouvelles sociétés apparaissent: la société de biologie nucléaire, radiologique et chimique et la société d'assistance spécialisée qui "couvre" tous les secteurs du BSPP pour les missions liées à NRBC, plongée, sauvetage aquatique, reconnaissance "technique" et contamination.
Les unités élémentaires spécialisées (UES) fourniront également le même type de soutien opérationnel, mais au profit d'une organisation ou d'un site particulier (Kourou, Biscarrosse, etc.).
Le groupe de soutien et de sauvetage est composé de cinq sociétés de soutien et d'une société de commandement et de signalisation. Sa mission est de gérer et soutenir le personnel des différents bureaux et services généraux, d'assurer le support des sites (Champerret, Voluceau, Saint Ouen) et d'assurer le fonctionnement du centre opérationnel.
Le nouveau centre opérationnel devient un véritable organe de commandement, capable de répondre instantanément et seul à une crise grave, donnant aux organisations régionales ou nationales le temps d'accélérer. L'architecture moderne et sûre, est située au cœur de l'état-major. Avec son infrastructure adaptée et évolutive, il dispose d'un ensemble de nouvelles technologies qui formeront la base du futur système d'information et commandement opérationnel de la Brigade. En tant qu'organe décisionnel au niveau opérationnel, il sera le lien essentiel entre les différents acteurs de la sécurité civile à Paris et en proche banlieue. Responsable de recevoir les appels d'urgence et d'avoir une organisation fonctionnelle prête à gérer les situations de crise, ce système permettra au commandant général du BSPP de gérer les situations complexes et paroxystiques.

(source: site officiel BSPP)

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